Les concours du Quai d’Orsay
Travailler à l’étranger en tant que fonctionnaire, c’est le must ! Sécurité de l’emploi, primes confortables, assurance d’un emploi au retour en France… Mais les places sont chères.
J’ai été candidat à trois reprises au concours d’adjoint administratif du ministère des Affaires Etrangères. Trois échecs. Les épreuves sont assez classiques : explication de texte, questions variées de grammaire et de conjugaison, traduction écrite d’un langue étrangère vers le français, et entretien oral avec épreuve de dactylographie. Le problème réside plutôt dans le nombre très limité de places, pas plus d’une cinquantaine par an, et dans le niveau des candidats. Même si les concours de catégorie C sont accessibles sans aucun diplôme, une grande partie des candidats a plusieurs années d’études universitaires à son actif.
Concernant le métier, il s’agit d’un travail administratif : secrétariat, comptabilité, état-civil, services des visas à l’étranger. Il faut savoir qu’il y a obligation d’alterner les périodes en France et à l’étranger, en alternant également les pays "faciles" et les pays considérés "difficiles" (instabilité politique, conflits armés par exemple). Pour ceux qui visent un pays en particulier, à l’exclusion de tout autre, ce type d’emploi est à considérer avec prudence dans la mesure où il n’y a absolument aucune garantie d’être affecté dans le pays qui nous fait tant rêver.
Les meilleurs atouts pour réussir ce concours : parler couramment l’anglais et une autre langue étrangère, et être un virtuose de la dactylographie.
Toutes les infos sur le site du ministère : http://www.diplomatie.gouv.fr
Outre les emplois de fonctionnaires, les ambassades et consulats de France à l’étranger recrutement également des agents localement. Il s’agit principalement des postes d’accueil et de délivrance des visas, où il est impératif de parler la langue du pays. Un français qui postule à ce type de poste se trouve donc en concurrence avec les candidats natifs du pays et devra donc être bilingue avoir ses chances. L’autre inconvénient concerne le salaire, qui relève du droit local et qui, selon les pays, peut-être très bas.
Le Quai d’Orsay recrute également des conducteurs d’automobiles par la voie d’un examen professionnel. Mais les places à l’étranger sont limitées, puisqu’à priori un ambassadeur ou un consul n’a besoin que d’un seul chauffeur.
Bref, la carrière diplomatique s’adresse à ceux qui privilégient les fonctions exercées plutôt que le lieu d’affectation. Autres motivations possibles : l’argent ou le prestige lié au métier, mais à ne pas revendiquer trop fort, surtout lors de l’oral du concours…