Enseigner le français

Publié le par Futur expatrié

Le français est enseigné partout dans le monde, jusque dans les pays les plus improbables. Etudiants, hommes d'affaires, amoureux de la culture française, les élèves ne manquent pas. D'autre part, les candidats à l'émigration vers notre pays doivent maintenant justifier d'une connaissance suffisante du français avant de quitter leur pays d'origine, ce qui augmente le nombre d'élèves potentiels. Un diplôme d'enseignant peut donc être une étape valable sur le chemin de l’expatriation.

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La voie royale est bien entendu d’obtenir un diplôme de l’éducation nationale : CAPES, agrégation… Il est alors possible de postuler dans l’un des établissements scolaires à l’étranger qui relèvent de l’éducation nationale, au titre de fonctionnaire expatrié. Mais cette possibilité s’adresse principalement à ceux qui ont encore les moyens, en terme de temps et d’argent, de faire des études longues.

 

Pour les autres, et c’est la voie que j’ai choisie, il reste l’enseignement spécifique du français en tant que langue étrangère. Un diplôme de professeur de français langue étrangère (FLE) peut être obtenu principalement de deux manières. La première en passant par la validation d’une option lors d’études de lettres. Solution qui, encore une fois, concerne ceux qui sont encore étudiants.

L’autre méthode, la plus rapide, est proposée par l’Alliance française par le biais de son Diplôme d’Aptitude à l’Enseignement du Français Langue Etrangère (DAEFLE). L’Alliance française est un organisme chargé d’enseigner le français à l’étranger, et est présente dans la plupart des pays du monde. Elle propose un diplôme qui peut se préparer en un an minimum, par correspondance, en partenariat avec le Centre National d’Enseignement à Distance.  Le DAEFLE n’est pas homologué par l’éducation nationale, mais, dans le cadre d’une candidature à l’étranger, un diplôme émanant d’un organisme international aussi prestigieux que l’Alliance française est au moins aussi recherché qu’un simple diplôme national.

 

Un seul bémol : en dehors des postes de fonctionnaires expatriés, les enseignants de français langue étrangère sont recrutés conformément au règles du droit local, se qui peut impliquer des conditions de vie assez précaires. Les salaires sont rarement beaucoup plus élevés que la moyenne locale, même à l’Alliance française. D’autre part, le renouvellement des contrats reste lié au nombre d’élèves inscrits, qui peut se révéler aléatoire.

 

Un bref aperçu des matières à étudier pour l’obtention du DAEFLE :

        La linguistique, qui est un aperçu théorique du langage.

        La phonétique, partie la plus concrète qui concerne essentiellement la prononciation.

        La civilisation et la littérature. Il s’agit d’utiliser dans l’enseignement des supports authentiques : films, publicités, prospectus, émission de radio, romans…

        La didactique générale : les étapes à respecter dans le processus d’apprentissage.

        Le guidage de classe : le comportement de l’enseignant, la disposition de la classe, les techniques pour interagir avec les élèves.

        La grammaire : comment amener les élèves à comprendre les règles de grammaire.

 

Même en étudiant à temps plein, grâce à un congé de formation professionnelle, le diplôme parait difficile à obtenir en une seule année. Verdict à la fin de l’année pour moi.

Concernant le tarif de la formation, il relativement élevé : 1200 euros.

 

En conclusion, enseigner le français parait être le moyen le plus simple et le plus rapide de travailler à l’étranger, où que ce soit dans le monde. Seul l’aspect financier peut représenter un obstacle.

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Publié dans FLE

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L
Ainsi, j'ai décidé qu'en 2008-2009, je passerai un master 1 de FLE par correspondance.<br /> Je pourrai alors postuler à l'Alliance.
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E
2 gros bémols :<br /> <br /> "Le DAEFLE n’est pas homologué par l’éducation nationale, mais, dans le cadre d’une candidature à l’étranger, un diplôme émanant d’un organisme international aussi prestigieux que l’Alliance française est au moins aussi recherché qu’un simple diplôme national."<br /> <br /> Je le croyais aussi. Je suis moi-même titulaire du DAEFLE et à l'Alliance Française de Pékin, ils m'ont proposé un poste de vacataire. Leur partenaire chinois recrute au minimum au niveau master 1 de FLE.<br /> <br /> "Un seul bémol : en dehors des postes de fonctionnaires expatriés, les enseignants de français langue étrangère sont recrutés conformément au règles du droit local, se qui peut impliquer des conditions de vie assez précaires. Les salaires sont rarement beaucoup plus élevés que la moyenne locale, même à l’Alliance française. D’autre part, le renouvellement des contrats reste lié au nombre d’élèves inscrits, qui peut se révéler aléatoire. "<br /> En 2007, le salaire moyen à Pékin, c'est quelque chose comme 4000 yuans par mois, pour 40 à 60 heures par semaine.<br /> Heureusement que les salaires des français enseignant le FLE en Chine sont plus élevés !<br /> Pour info, le salaire mini à l'Alliance, c'est 10 000 yuans par mois, pour 25 heures par semaine, en moyenne.
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